Exposition sur Hiroshima-Nagasaki
à Nantes

COSMOPOLIS - Passage Graslin-18, rue Scribe 44000 Nantes tel 02 51 84 36 70

cosmopolis-nantes@mairie-nantes.fr

HIROSHIMA , 8h15
NAGASAKI , 11h02

Cosmopolis
Du 11 janvier au 27 février

Édito

Les 6 et 9 août 1945, les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki étaient totalement anéanties par l'explosion des premières – et seules – bombes atomiques jamais utilisées dans un conflit armé.
Les débats et controverses historiques sur la décision prise par le Président américain Harry Truman et les raisons qui ont pu l'y conduire sont évidemment nécessaires et ne seront probablement jamais complètement clos.
Reste le devoir de mémoire qui s'impose à tous, par respect pour les centaines de milliers de victimes d'abord, pour conjurer un risque qui n'a pas disparu avec la fin de la guerre froide ensuite.
À l'occasion du 60ème anniversaire des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki, l'espace international Cosmopolis accueille, du 11 janvier au 27 février 2005, une exposition réalisée par le musée de la paix d'Hiroshima.
Cette exposition témoigne du traumatisme subi par les populations des deux villes japonaises. Elle a pour objectif majeur de nous alerter à nouveau sur les dangers sans équivalent de l'arme nucléaire, et, plus largement, de promouvoir une culture de la Paix, qui passe par la poursuite de la lutte contre la prolifération nucléaire partout dans le monde.
Comment ne pas y souscrire ?
« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal , mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire . » disait Einstein, l'un des pères de l'atome.
Puisse cette exposition contribuer à nous en convaincre.

Jean-Marc Ayrault
Député-maire de Nantes

 

EXPOSITIONS

Hiroshima, Nagasaki : la bombe A

Le 6 août 1945 à 8h15 la première bombe atomique est lancée sur Hiroshima, la température au sol, s'élève à près de 4000 degrés, 80 000 personnes meurent immédiatement, soit le quart de la population, plus de 90% des immeubles sont détruits. Trois jours plus tard, le 9 août à 11h02, une deuxième bombe est larguée sur Nagasaki…
L'exposition réalisée par les musées de la paix d'Hiroshima et de Nagasaki présente de façon très précise, détaillée et dans toute sa cruelle réalité, la tragédie vécue par les deux villes martyres.
A l'aide de schémas, explications scientifiques, photographies, dessins, objets, elle raconte les explosions, décrit les dommages causés aux humains, à l'environnement, aux bâtiments, les effets consécutifs. Elle parle aussi d'espoir, de renaissance, de reconstruction. Elle invite, surtout, à la vigilance : l'armement nucléaire reste un risque majeur pour l'humanité.
Cette exposition, qui circule depuis quelques années dans le monde entier, participe à la campagne internationale menée par les deux villes japonaises en faveur de la paix et de l'abolition du nucléaire militaire.
Avertissement : certaines photos peuvent heurter la sensibilité des enfants.


Kids Guernica – Enfants de Guernica

Kids' Guernica est un projet artistique international lancé en 1995 par Tom Anderson, maître de conférences en histoire de l'art à l'université de Floride puis poursuivi au Japon par Tadashi YASUDA président de l'association Art'Japan de Kyoto.
Il s'agit de confier à des enfants (kids) du monde entier, guidés par une direction artistique et pédagogique, le soin de réaliser collectivement une fresque sur le thème de la paix, dans les dimensions du tableau de Picasso « Guernica », soit une toile de 7,8 m sur 3,5m.
Cinquante œuvres ont déjà été créées par des enfants du monde entier. Trois des toiles conçues en France seront présentées à Cosmopolis. Une quatrième sera réalisée en janvier par des élèves de CM1-CM2 de l'école nantaise Chézine 1, encadrés par deux plasticiennes de l'association LA LUNA. Elle sera dévoilée au public le vendredi 28 janvier à 17h30 en présence des élèves.


Photographies de Hiromi Tsuchida
« Hiroshima, 1945-1979 »

Vingt portraits réalisés en 1979 en noir et blanc d'hommes et de femmes, âgés de 5 à 10 ans en août 1945. Chacun d'eux est saisi dans son cadre familier, son activité professionnelle, sa vie familiale.
Des légendes accompagnent les photos : quelques mots pour rappeler le drame, quelques mots pour dire la situation actuelle, deux ou trois phrases, comme tirées d'un journal écrit 6 ou 7 ans après la tragédie.
« Hiroshima, monuments » : Des arbres, des ponts, des bâtiments qui ont survécu, comme autant de cicatrices d'une ville martyrisée. Certains d'entre eux n'existent plus aujourd'hui.


Hiroshima aujourd'hui

Diaporama présentant la ville moderne.


CONFERENCES - TEMOIGNAGES

« Hiroshima, Nagasaki, 60 ans après, quelles leçons ? »

Témoignages de Mme Tomiko MATSUMOTO, survivant du bombardement d'Hiroshima et de Mme Miho Cibot-Shimma, de l'Institut Hiroshima-Nagasaki.
M. Komatsu et Mme Cibot-Shimma interviendront auprès des scolaires, sur inscription, les 11, 12 et 13 janvier.

Hiroshima – Nagasaki : les raisons, les conséquences

par Alain Croix, historien, université de Rennes, Nantes-Histoire
Les 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques tuent en quelques secondes 150 000 Japonais. L'historien mais aussi le citoyen soucieux de comprendre les raisons de cette horreur brute doivent s'interroger : pourquoi cet acte, et à ce moment-là ? et, si grossière que soit la question en regard des victimes, quelles en sont les conséquences géopolitiques ?
Jeudi 13 janvier à 19h00

L'armement nucléaire aujourd'hui, et la non prolifération nucléaire

Par Bruno Barillot du Centre de Documentation et Recherches sur la Paix et les Conflits (CDRPC) de Lyon et Dominique Lal anne , physicien nucléaire du CNRS, co-président de Stop Essais/Abolition des Armes nucléaires.
En 2005, les arsenaux nucléaires n'ont pas disparu. Loin de là ! Les grandes puissances nucléaires se sont débarrassées de leurs armes désuètes, mais toutes sont engagées dans des programmes de modernisation et de recherche pour des armes nucléaires plus "performantes", éventuellement utilisables sur les champs de bataille. Il subsiste encore de quoi pulvériser la planète.
Vendredi 21 janvier à 19h00

Les effets du nucléaire sur la santé

Les centaines de milliers de morts d'Hiroshima et de Nagasaki sont une réalité historique, mais le danger des armes nucléaires actuelles et futures est toujours présent. Deux médecins témoigneront de l'actualité du sujet en abordant les questions suivantes :

- la destruction nucléaire d'Hiroshima et le drame des survivants, par le Dr Alain Béhar, del'Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire (AMFPGN)

- conséquences médicales des essais nucléaires français. Leur reconnaissance : projet de loi pour l'indemnisation des victimes, par le Dr Valatz, de l'Association des vétérans des essais nucléaires (AVEN)

Jeudi 27 janvier à 19h00

Le même jour, à 16h00, les deux conférenciers interviendront devant un public de médecins et de professionnels de la santé sur le thème « Le modèle d'Hiroshima appliqué aux effets des radiations nucléaires « faibles doses ». Faculté de médecine, amphi 3


Points de vue philosophique et juridique

A l'intérieur d'une nation, la violence privée ne peut être jugulée que par une violence d'Etat légitimée démocratiquement. Comment faire régner la paix à l'échelle des rapports entre Etats alors que ceux-ci sont armés et libres de leur décision ?
Telle est la réflexion proposée par Jacques Ricot, agrégé de philosophie.
Hicham Ouedrhiri titulaire d'un DESS en Maîtrise des armements et désarmements parlera quant à lui des traités juridiques qui constituent les jalons du désarmement nucléaire progressif, du rôle de la Cour Internationale de Justice et posera la question de la place du citoyen dans la mise en oeuvre d'une politique de sécurité responsable.
Vendredi 4 février à 19h00

Alternatives à la culture de guerre

Par Bernard Ravenel, historien et Michel Cibot, délégué général de l'association des communes, départements et régions pour la Paix.
Existe-t-il face à la logique de guerre une réponse non violente ? Les enjeux nous laissent-ils le choix de construire ou non une culture de la paix? L'ONU et l'UNESCO nous proposent-ils des pistes de travail. Les citoyens ont un rôle à jouer. Les collectivités locales peuvent contribuer à cette mobilisation nécessaire. L'exemple du projet du réseau "AFCDRP/Mayors for Peace" illustre bien ce signe d'espoir.
Mardi 8 février à 19h00

Ce cycle de conférence a été élaboré en collaboration avec le Mouvement pour une alternative non violente 44 (MAN 44), l'Association des vétérans des essais nucléaires, groupe local (AVEN), le Mouvement de la paix, l'Association française des communes, départements, régions pour la paix (AFCDRP), l'Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire (AMFPGN).

ANIMATIONS

Origami, cérémonie du thé, ikebana

Sadako avait deux ans au moment du bombardement d'Hiroshima. Irradiée, elle eut une leucémie à 10 ans. Comme le veut la légende japonaise donnant le pouvoir au malade de guérir s'il confectionne mille grues en papier (modèle traditionnel le plus connu de l'art du pliage, origami), Sadako se mit à plier des grues dès qu'elle le pouvait. Malheureusement, elle mourut 8 mois après...En hommage à Sadako et à tous les enfants tués par la bombe A, les élèves de sa classe collectèrent de l'argent pour construire un monument. En 1958, le Monument de la paix des enfants fut érigé dans le Parc de la paix à Hiroshima représentant une fillette tenant une grue très haut au-dessus de sa tête. Depuis, des milliers de grues en papier sont déposées tous les ans au pied du monument par des enfants du monde entier.
80 guirlandes de 1000 grues seront accrochées à Cosmopolis.
Des centaines d'autres pourront s'y ajouter grâce à l'association Atlantique-Japon qui animera des ateliers d'origami et présentera deux autres aspects de la culture traditionnelle japonaise : la cérémonie du thé et l'ikebana (art floral).
Dimanches 6 et 13 février de 14h30 à 19h00

Tanka et Haïku

Les Tanka et les Haïku sont des poèmes japonais traditionnels. A travers l'histoire de ces poèmes et la présentation d'exemples traduits en français, nous pourrons percevoir la force des mots et la qualité comme moyen de transmettre la mémoire. La question de la traduction reste dans ce domaine particulier, un exercice complexe.
Conférence de Miho Cibot-Shimma, de l'Institut Hiroshima-Nagasaki, Prix du Journal Asahi pour Tanka en 2000. Mercredi 2 février à 20h30

CONTES

Dimanche 30 janvier à 16h00 – Nadine Benizet établit des passerelles entre les contes traditionnels japonais et certains mythes celtiques ; ainsi se côtoient cygnes, loups, serpents, renardes et dames blanches. Bernard Grassi conte les choses de la vie…à la manière japonaise

Dimanche 20 février à 16h00 – Françoise Caput présente des histoire de rêve, de vêtement dérobé, d'amitié et autres merveilles avec dragon, fantômes et créatures plus terrestres au pays du soleil levant.
Faut-il épouser le roi des serpents ou le prince des grenouilles, s'interroge la fille du paysan ?
Une jeune fille a trouvé refuge chez un vieil homme et sa femme, «  je vais travailler derrière ce rideau, ne cherchez pas à me voir, sinon malheur à vous » .
Deux contes japonais par Michel Lefèvre.
Tous les conteurs sont membres de l'association Paroles de marmite.

Des documentaires, dessins animés, bandes dessinées, livres, complèteront ce programme qui a bénéficié de la collaboration de nombreuses associations :

•  Association française des communes, départements, régions pour la paix (AFCDRP)
•  Institut Hiroshima Nagasaki
•  Mouvement pour une alternative non violente 44 (MAN 44)
•  Association des vétérans des essais nucléaires, groupe local (AVEN)
•  Mouvement de la paix
•  l'Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire (AMFPGN)
•  La Luna
•  Atlantique-Japon

Remerciements au Musée de la paix d'Hiroshima, aux villes d'Hiroshima et de Nagasaki